Pourquoi tant de femmes arrivent épuisées avant les vacances d'été ?
- julieguihur
- 17 juin
- 5 min de lecture

Chaque année, à la même période, je vois arriver des femmes qui devraient être heureuses à l'idée des vacances.
L'été approche.
Les journées s'allongent.
Les enfants comptent les jours avant les congés.
Autour d'elles, tout semble inviter à la légèreté.
Et pourtant, lorsqu'elles s'assoient face à moi, ce n'est pas de joie dont elles parlent.
Elles parlent de fatigue.
D'une fatigue qui ne ressemble pas à celle que l'on ressent après une mauvaise nuit.
Une fatigue plus profonde.
Celle qui s'installe lorsque l'on a porté trop de choses pendant trop longtemps.
Les phrases reviennent souvent :
"Je n'en peux plus de devoir tout gérer."
"J'ai l'impression que tout repose sur mes épaules."
"Je voudrais juste pouvoir souffler."
"J'aimerais que quelqu'un pense enfin à ma place."
Juin est, avec décembre, l'une des périodes les plus intenses de l'année pour beaucoup de femmes.
Parce qu'avant de pouvoir partir en vacances, il faut encore terminer ce qui doit l'être.
Au travail.
À la maison.
Pour les enfants.
Pour la famille.
Pour tout le monde.
Et bien souvent, au milieu de tout cela, il ne reste plus beaucoup de place pour elles-mêmes.
Le poids invisible que personne ne voit

Je crois que ce qui épuise le plus les femmes n'est pas uniquement ce qu'elles font.
C'est tout ce à quoi elles pensent.
Tout ce qu'elles anticipent.
Tout ce qu'elles portent sans même s'en rendre compte.
Il y a cette mère qui prépare les valises pendant que toute la maison dort déjà.
Cette femme qui pense aux lunettes de soleil des enfants alors qu'elle est encore au bureau.
Cette autre qui réserve les vacances, prévoit les repas, pense aux médicaments, aux papiers, aux horaires, aux activités, tout en continuant à gérer son quotidien habituel.
Et pourtant, peu de personnes voient réellement tout ce que cela représente.
Parce que ce travail est invisible.
On ne remarque pas ce qui a été anticipé.
On remarque surtout ce qui a été oublié.
Alors beaucoup de femmes continuent.
Parce qu'elles ont l'impression que si elles ne le font pas, personne ne le fera.
Et parfois, lorsqu'elles demandent de l'aide, elles se heurtent à l'incompréhension.
Comme si penser à tout allait de soi.
Comme si porter l'organisation du quotidien était naturel.
Comme si cette charge n'existait pas vraiment.
Pourtant, elle existe.
Et elle a un coût.
Les femmes ne sont pas épuisées parce qu'elles sont faibles. Elles sont épuisées parce qu'elles portent souvent bien plus que ce que l'on voit.
Quand le corps présente l'addition
Beaucoup de femmes me disent une phrase qui me marque à chaque fois :
"Je sais déjà que mon corps va me le faire payer pendant les vacances."
Et souvent, c'est exactement ce qui se passe.
Pendant des semaines, parfois des mois, le corps tient.
Il s'adapte.
Il compense.

Il avance malgré le manque de sommeil, malgré le stress, malgré la fatigue.
Puis les vacances arrivent.
Et soudain, certaines femmes voient réapparaître des douleurs qu'elles pensaient derrière elles.
D'autres développent des migraines.
Certaines tombent malades dès les premiers jours.
D'autres encore s'effondrent émotionnellement alors qu'elles pensaient enfin pouvoir se détendre.
Comme si leur corps avait attendu que l'urgence s'arrête pour exprimer enfin tout ce qu'il retenait depuis si longtemps.
Votre fatigue n'est peut-être pas un problème à combattre.
C'est peut-être un message à écouter.
Quand la surcharge mentale impacte aussi les hormones
Chez certaines femmes, cette période de surcharge ne se traduit pas uniquement par de la fatigue.
Elle s'accompagne aussi d'une aggravation des symptômes hormonaux.
Les cycles deviennent plus irréguliers.
Le syndrome prémenstruel s'intensifie.
Les troubles du sommeil augmentent.
Les fringales deviennent plus difficiles à gérer.
L'irritabilité est plus présente.
Les douleurs se réveillent.
Chez certaines femmes en pré-ménopause ou en périménopause, cette période de l'année accentue parfois des symptômes déjà difficiles à vivre.
Ce n'est pas un hasard.
Le système nerveux et le système hormonal communiquent en permanence.
Lorsqu'une femme vit depuis des mois dans l'anticipation, la pression, le stress et la surcharge mentale, son organisme mobilise continuellement ses ressources d'adaptation.
À terme, cela peut contribuer à déséquilibrer davantage un terrain déjà sensible.
C'est pourquoi certaines femmes ont l'impression que tout s'aggrave justement au moment où elles auraient le plus besoin de se sentir bien.
Ce qui me touche le plus dans les accompagnements

Ce n'est pas seulement la fatigue.
C'est la solitude.
La solitude de celles qui portent énormément de choses sans que personne ne mesure réellement ce que cela représente.
La solitude de celles qui pensent à tout avant même qu'un problème n'apparaisse.
La solitude de celles qui prennent soin de tout le monde tout en repoussant leurs propres besoins au lendemain.
Parfois, au cours d'une consultation, les larmes arrivent sans prévenir.
Et derrière ces larmes, j'entends souvent la même phrase :
"Je n'ai pas le choix."
Comme si prendre soin d'elles était devenu négociable.
Comme si leurs besoins avaient moins d'importance que ceux des autres.
Comme si elles devaient mériter le droit de souffler.
Pourtant, aucune femme ne devrait avoir à justifier son besoin de repos, d'écoute ou de soutien.
Le plus beau fruit
Un jour, j'ai lu une histoire qui m'a profondément marquée.
Une mère choisissait toujours les plus beaux fruits pour ses enfants.
C'était sa façon de les aimer.

Puis quelqu'un lui fit remarquer qu'elle faisait exactement l'inverse de ce que la nature nous enseigne.
Dans la nature, une lionne se nourrit avant ses petits.
Non pas parce qu'elle les aime moins.
Mais parce qu'elle sait que sa capacité à les protéger dépend directement de ses propres ressources.
Cette histoire m'a longtemps fait réfléchir.
Parce que beaucoup de femmes ont appris à donner le meilleur aux autres et à garder le reste pour elles.
Comme si prendre soin de soi était égoïste.
Comme si se choisir devait toujours venir après.
Et pourtant...
Comment continuer à prendre soin de ceux que l'on aime lorsque nos propres réserves sont vides ?
Prendre soin de soi n'est pas abandonner les autres.
C'est reconnaître que notre bien-être a lui aussi de la valeur.
C'est comprendre que nous avons un droit fondamental : celui de répondre à nos besoins sans culpabilité.
Et si cet été était différent ?
Peut-être que cet été n'est pas seulement une invitation à vous reposer.
Peut-être est-il aussi une invitation à vous écouter.
À comprendre ce que votre corps tente de vous dire.
À reconnaître ce que vous portez depuis trop longtemps.
À retrouver des ressources avant que l'épuisement ne devienne votre normalité.
Nous n'allons pas chercher à vous rendre plus performante.

Nous allons chercher à comprendre ce dont votre corps, votre cœur et votre système nerveux ont besoin pour retrouver un équilibre durable.
Et vous ?
Qu'est-ce qui vous épuise le plus en cette fin d'année scolaire ?
La charge mentale ?
L'impression de devoir tout gérer ?
Les troubles du sommeil ?
La fatigue qui ne passe plus ?
Ou peut-être des symptômes hormonaux qui deviennent de plus en plus difficiles à vivre ?
Si cet article résonne en vous, je vous invite à m'écrire ou à prendre rendez-vous.
Lors d'une consultation, nous prendrons le temps de comprendre ce qui se joue réellement derrière votre fatigue, votre surcharge mentale, vos troubles du sommeil ou vos déséquilibres hormonaux.
Mon objectif n'est pas de vous demander d'en faire plus.
Mon objectif est de vous aider à retrouver de l'énergie, de l'apaisement et des ressources pour prendre soin de vous avec autant d'attention que vous en accordez aux autres.
Parce que vous méritez, vous aussi, de recevoir autant de soin que vous en donnez.

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